les harpies

les harpies
Les Harpies, s'écrivant également « Harpyes », (Ἅρπυιαι ou Hárpuiai en Grec Antique), sont des créatures démoniaques, effrayants rapaces à têtes monstrueuses de femmes dévorant tout sur leur passage, surtout les morts.

Pourtant ce mythe de charognards les accompagnants n'est peut-être pas tout à fait aussi réel. Certes la traduction de leur nom qui implique le pillage et le vol (dans les airs) ou de leur description en faisant des sortes de démons grotesque à corps de vautours ne plaident pas pour elles.
Ainsi on leur donne beaucoup de visages, tantôt comme on l'a vu des oiseaux aux têtes de femmes, d'autres fois des fillettes aux rires mielleux mais aux serres tranchantes mais encore également des êtres aux traits de belles jeunes femmes au corps pourvus de grandes ailes ! Qui croire d'Hésiode, d'Homère ou de Virgile les décrivant ?
Etaient-elles des êtres à la beauté féminine surnaturelle ou de vils gargouilles ou succubes au corps putréfié, au visage de terreur, semant la mort putride et leurs excréments pestilentiels ? Et quand leur mythe passa de l'un à l'autre de ces états ?


Sans s'avancer à quelques hypothèses, elles ont de toute manière à voir avec les Vents les plus rapides et les plus envoûtants, chauds et étouffants, ceux qui rendent fous les malheureux quand ils soufflent leur fureur. Voleuses d'enfants, dévoreurs de cadavres qu'elles livrent aux enfers, elles semblent à voir avec la Mort.
Leurs origines en font les rejetons de la créature divine Thaumas et de la Nymphe Electre, ce qui dénote de leurs apparences les plus maléfiques.
On ne connaît pas leur nombre mais elles semblent avoir été nombreuses dans leur représentation tardive alors qu'on en dénombrait seulement trois à leur genèse :

*Aello (ou Nicothoé)
*Célaéno (ou Podarge)
*Ocypète

La signification de leur nom a là encore à voir avec les Vents. On ne connaît pas vraiment leur rôle si ce n'est qu'elles pourvoient les Enfers de leurs victimes et sont appelées comme vengeresses par les Dieux qui les utilisent plutôt que de les chasser. D'ailleurs elles semblent presque incontrôlables dans leur fureur et quasiment invincibles.

Dans une vision Evhémériste, il semble entendu qu'elles sont une métaphore des Tempêtes, des épidémies ou des fléaux les plus destructeurs telles les sécheresses et tout ce qui ne laisse que désolation.



Enfin on les rapproche par syncrétisme des Furies, des Stryges, Érinyes ou Euménides de la mythologie Romaine. Peut-être seraient-elles également une autre vision des trois Parques ou Moires... et cousines des Nornes du Hof Germain.
Dans ce dernier mythe on ne peut s'empêcher de les rapprocher des Valkyries ou plutôt des Valkyrjas dans leur forme la plus démoniaque. On retrouve en effet dans ces dernières ce rapport aux Vents, aux Tempêtes quand elles sont menées par Odin dans leur Chasse Sauvage... d'ailleurs les Harpies étaient appelées les « Chiennes de Zeus ».
Enfin les Valkyries aussi sont tantôt des démons monstrueux et bestiaux, d'autres fois de ravissantes créatures féminines aux charmes envoûtants !

# Posted on Monday, 07 September 2009 at 8:40 AM

harpie

harpie
On les rendait responsable de toutes les disparitions. .
On racontait que même les dieux n'étaient pas à l'abri de leurs méfaits puisque Aphrodite, Héra et Athéna qui avaient élevées les filles de Pandaros depuis sa mort en firent les frais.
Profitant de l'absence des déesses qui étaient allées sur l'Olympe discuter du mariage des jeunes filles elles enlevèrent leurs protégées pour les données aux Erinyes comme servantes



En Thrace, le roi Phinée, possédait des dons de prophétie; mais Zeus lui avait envoyé les Harpyes, car il avait découvert certains secrets concernant la race humaine.
Le dieu l'avait rendu aveugle, et les Harpyes venaient saisir les mets déposés sur sa table ou les souiller.
Le roi accueillit les Argonautes, les informa de l'avenir du voyage, puis les pria de l'aider, sachant que deux d'entre eux, ses beaux-frères ailés, Calaïs et Zétès, pourraient chasser les Harpyes.

Un banquet fut préparé et, dès que les Harpyes arrivèrent, les fils de Borée les pourchassèrent jusqu'en Acarnanie.
La fin de la légende diffère selon les auteurs
Selon la version la plus courante, Calaïs et Zétès, pourchassèrent les Harpyes jusqu'aux Strophades, îles de la mer Ionienne où, Iris (qui était la s½ur des Harpyes) leur apparut et leur demanda d'abandonner leur poursuite sur l'ordre de Zeus car elles participaient à l'ordre divin
En contrepartie les Harpyes laisseraient désormais Phinée en paix.
Elles allèrent vivre dans une grotte du mont Dicté, en Crète.

# Posted on Wednesday, 09 September 2009 at 11:55 AM

Edited on Friday, 11 September 2009 at 12:02 PM

harpie

harpie
Enée a abordé dans une île où il trouve des troupeaux qu'il croit sans maître.
Les Troyens abattent des bêtes pour les manger.
Au cours du repas, ils sont attaqués par les Harpies qui souillent les plats de leurs déjections.
Les Troyens les mettent en fuite.



L'une d'elles s'adresse à eux.

Una in praecelsa consedit rupe Celaeno,
infelix vates, rumpitque hanc pectore vocem :
"Bellum etiam pro caede boum stratisque iuvencis,
Laomedontiadae, bellumne inferre paratis
et patrio Harpyias insontes pellere regno ?
Accipite ergo animis atque haec mea figite dicta :
quae Phoebo pater omnipotens, mihi Phoebus Apollo
praedixit, vobis Furiarum ego maxima pando.
Italiam cursu petitis, ventisque vocatis
ibitis Italiam portusque intrare licebit;
sed non ante datam cingetis moenibus urbem
quam vos dira fames nostraeque iniuria caedis
ambesas subigat malis absumere mensas."

Seule, au sommet d'un rocher, Célaéno s'est installée,
oiseau de malheur, qui de sa poitrine laisse éclater ces mots :
"C'est donc la guerre, descendants de Laomédon, en plus du massacre de nos boeufs
et de nos génisses abattues ! Vous vous préparez à nous faire la guerre
et à chasser de leur royaume ancestral les Harpyes innocentes ?
Écoutez donc, et fixez dans vos coeurs la prophétie que voici,
faite à Phébus par le tout-puissant Jupiter, et à moi par Phébus Apollon;
moi, l'aînée des Furies, je vous la dévoile.
Vous courez vers l'Italie, appelant les vents à l'aide :
Vous irez en Italie; il vous sera permis de pénétrer au port.
Mais avant de ceindre de murailles la ville qui vous est destinée,
une faim intolérable et l'injuste massacre que nous avons subi
vous pousseront à saisir dans vos mâchoires et à consommer vos tables".

# Posted on Wednesday, 09 September 2009 at 11:54 AM

Edited on Friday, 11 September 2009 at 11:50 AM

les furies

les furies
Les Furies ou, par antiphrase, les Euménides, c'est-à-dire en grec les Bienveillantes, sont appelées aussi les Érinnyes. Ce sont les divinités infernales chargées d'exécuter sur les coupables la sentence des juges. Elles doivent leur nom à la fureur qu'elles inspirent.

Ministres de la vengeance des dieux, elles ont dû exister dès l'origine du monde : elles sont vieilles comme le crime qu'elles persécutent, comme l'innocence qu'elles s'efforcent de venger.
Selon les uns, elles ont été formées dans la mer par le sang de Cælus, lorsque ce dieu antique fut outragé et blessé par Saturne.
Selon Hésiode, qui les fait plus jeunes d'une génération, elles naquirent de la Terre qui les avait conçues du sang de Saturne blessé par Jupiter. Ailleurs ce poète les dit filles de la Discorde.
Eschyle prétend qu'elles ont été engendrées par la Nuit et l'Achéron. Enfin Sophocle les fait sortir de la Terre et des Ténèbres, et Épiménide les suppose filles de Saturne et d'Évonyme, s½urs de Vénus et des Parques. Leur pouvoir s'exerce non seulement aux Enfers, mais encore sur la terre et même dans le ciel.

Les plus connues des Furies, les plus souvent citées par les poètes sont Tisiphone, Mégère et Alecton.

# Posted on Monday, 07 September 2009 at 9:39 AM

Edited on Friday, 11 September 2009 at 12:06 PM

furie

furie
Tisiphone, vêtue d'une robe ensanglantée, est assise, et veille nuit et jour à la porte du Tartare.
Dès que l'arrêt est prononcé aux criminels, elle s'arme de son fouet vengeur, les frappe impitoyablement, et insulte à leurs lamentations ; de la main gauche elle leur présente des serpents horribles, et appelle ses barbares s½urs pour la seconder. C'est elle qui, pour punir les mortels, répandait la peste et les fléaux contagieux ; c'est encore elle qui poursuivit Étéocle et Polynice, et fit naître en eux cette haine insurmontable qui survécut même au trépas. Cette furie avait sur le mont Cithéron un temple environné de cyprès, où ¼dipe, aveugle et banni, vint chercher un asile.

Mégère, sa s½ur, a pour mission de semer parmi les hommes les querelles et les disputes. C'est elle aussi qui poursuit les coupables avec le plus d'acharnement.

Alecton, la troisième furie, ne laisse aux criminels aucun repos ; elle les tourmente sans relâche.
Odieuse à Pluton même, elle ne respire que la vengeance, et il n'est point de forme qu'elle n'emprunte pour trahir ou satisfaire sa rage. Elle est représentée armée de vipères, de torches et de fouets, avec la chevelure entortillée de serpents.

On appelle parfois Érinnyes la première des Furies, et son nom est devenu un terme générique employé pour les désigner toutes ensemble. Les Érinnyes avaient un temple près de l'Aréopage, à Athènes. Ce temple servait d'asile inviolable aux criminels. C'est là que tous ceux qui comparaissaient devant le tribunal de l'Aréopage étaient obligés d'offrir un sacrifice et de jurer sur les autels qu'ils étaient prêts à dire la vérité.

Dans les sacrifices offerts aux Érinnyes, Euménides ou Furies, on leur immolait des brebis pleines, des béliers et des tourterelles.

Ces déesses redoutables étaient partout l'objet d'hommages particuliers : c'est avec respect que l'on prononçait leur nom, et c'est à peine si l'on osait jeter les yeux sur leurs statues et les sanctuaires qui leur étaient consacrés.

En résumé, Furies et Némèses avaient pour devoir le maintien de l'ordre et de l'harmonie dans la famille, la société et le monde moral. Elles inspiraient la crainte des remords, des châtiments inévitables, et par là même faisaient comprendre aux hommes les douceurs d'une honnête conscience et les avantages de la vertu. Ce n'est pas en vain que l'on voyait Némésis, un doigt sur la bouche, et tenant un frein ou un aiguillon ; il était facile d'en déduire qu'elle recommandait la discrétion, la prudence, la modération dans la conduite, en même temps qu'elle excitait au bien.
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# Posted on Wednesday, 09 September 2009 at 11:56 AM

Edited on Friday, 11 September 2009 at 12:07 PM

furies

furies
appolon à orestes :

Maintenant tu vois ces Furieuses saisies par le sommeil.
Elles sont domptées par le sommeil, les abominables vieilles Filles, les antiques Vierges dont ne voudrait ni aucun Dieu ni aucun homme, ni aucune bête !
Elles ne sont nées que pour le mal. Elles habitent les mauvaises ténèbres et le Tartaros souterrain en horreur aux hommes et aux Dieux Olympiens.
Mais fuis sans tarder davantage et sans perdre courage, car elles vont te poursuivre à travers le large continent, partout ou tu iras dans tes courses vagabondes, par delà la mer et les Îles.
Ne succombe pas à tant d'épreuves. Parviens à la ville de Pallas et embrasse l'image antique de la Déesse. Là, nous trouverons les juges que nos paroles persuaderont, et tu seras délivré de tes misères ;
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# Posted on Friday, 11 September 2009 at 2:30 PM

furies

furies
les furies à Athena qui a gracié l'homme qu'elles pourchassaient :


Ah ! jeunes Dieux, vous avez foulé aux pieds les Lois antiques, et vous avez arraché cet homme de mes mains ! Et moi, couverte d'opprobre, méprisée, misérable, enflammée de colère, ô douleur !
je vais répandre goutte à goutte sur le sol le poison de mon c½ur, terrible à cette terre. Ni feuilles, ni fécondité ! Ô Justice, te ruant sur cette terre, tu mettras partout les souillures du mal ? Gémirai-je ? Que devenir ? que faire ? J
e subis des peines qui seront funestes aux Athèniens Les malheureuses Filles de la Nuit sont grandement outragées ; elles gémissent de la honte qui les couvre !


Moi ! subir cela ! Moi, l'antique Sagesse, habiter, méprisée, sur la terre ! ô honte !
Je respire la colère et la violence ! hélas ! ô Dieux ! ô terre ! ô douleur !
Quelle angoisse envahit mon c½ur ! Entends ma colère, ô Nuit, ma mère ! Les ruses des Dieux m'ont enlevé mes antiques honneurs et m'ont réduite à rien !

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# Posted on Sunday, 13 September 2009 at 2:12 PM